LIVRES/BD

TA-NEHISI COATES

LITTERATURE DE COMBAT

La grande Toni Morrison l’a personnellement adoubé : « Ta-Nehisi Coates comble le vide intellectuel laissé par la mort de James Baldwin ». Plongée autobiographique dans son enfance à Baltimore, en pleine récession, dans une ville livrée à la violence, au crack, à la misère : l’auteur raconte sa survie par la connaissance, le soutien d’un père, ex-Black Panther devenu petit éditeur clandestin. D’une plume vive, drôle, Coates saisit par le détail, la réalité d’une société urbaine américaine des années 1980, à la dérive. Avec pour bande-son, la soul, le r’n’b, mais surtout le rap qui sous-tend la vie de toute une génération. Onirique, joyeux, positif, et fulgurant.

TA NESHI-COATES

Le Grand Combat

(Editions Autrement, 267 pages, 19 €)

 

 

ARNE DAHL

CAUCHEMAR TOTALITAIRE

C’est toute l’histoire des horreurs du pouvoir du vingtième siècle, que Dahl met en perspective. Un cauchemar qui commence dans une île- prison de la Sibérie stalinienne et se déploie sur une dizaine d’autres îles à travers le monde. Les recherches génétiques inspirées des rêves totalitaires nazis et staliniens, échouent dans les laboratoires de l’Otan qui, derrière une façade de protection sécuritaire des sociétés occidentales, cherche à produire des dirigeants militaires et financiers, selon un modèle idéal : des hommes dépourvus du gêne de l’empathie, pour mieux servir les intérêts des groupes financiers transnationaux…

ARNE DAHL

Prenons la place des morts

(Editions Actes Sud, 448 pages, 23€)

LUIS SEPÚLVEDA

DE SANG ET DE LARMES…

DE SANG ET DE LARMES…

Retour en Patagonie pour l’écrivain chilien, afin de retrouver (à Chiloé) un ancien guérillero revenu de toutes les espérances et déceptions. Une histoire, écrite avec du sang et des larmes, où un pacte entre des ennemis d’une autre époque – les commissaires politiques communistes et les pontes du capitalisme mondial-, est conclu pour s’assurer le contrôle des marchés planétaires. De Moscou à Santiago, en passant par Paris, la question est posée : la continuation de l’histoire pourrait-elle échapper à l’abjection absolue?

LUIS SEPÚLVEDA

La Fin de la histoire

(Éditions Métailié, 198 pages, 17€)

NOUS AVONS LU, NOUS AVONS AIMÉ (OU PAS)

Toutes les chroniques littéraires sont à lire dans le magazine M&C – Le Son du Monde