MACY GRAY

50 NUANCES DE GRAY

Une superbe session jazz mais un live psyché, la chanteuse n’en fait décidément qu’à sa tête.

« J’ai horreur de me répéter, je m’ennuie si je fais deux fois la même chose. » Macy Gray explique le pourquoi des nombreux virages qui emberlificotent son parcours. Elle est comme ça, Miss Gray — indolente, mais surtout farouchement indépendante.

Un temps égérie de la nouvelle soul avec Erykah Badu ou Jill Scott, parfois comparée à Billie Holiday pour sa fragilité, à Grace Jones pour ses sorties décomplexées et ses tenues extravagantes (trois ce soir-là en une heure et demie), elle assume. « J’ai adoré enregistrer cet album avec Russell Malone et Wallace Roney, à la façon des jazzmen, tous ensemble avec un seul micro, dans une église de Brooklyn : ça change des disques où je pose ma voix sur des pistes déjà calées. C’est spontané, instantané. » En septembre, la native de Canton dans l’Ohio aura 50 ans, pas le temps d’en perdre. « Si je me présente devant les gens pour interpréter ce qu’ils ont déjà sur l’album, quel intérêt ? J’ai toujours aimé l’idée de les surprendre, de me surprendre. » Les versions revisitées de ses propres hits font office de révélateur : la chanteuse dans son écrin acoustique s’y avère rayonnante, un peu plus elle-même.

MACY GRAY

Stripped

(Chesky/Pias)

 

Le 6 juillet à Enghien-Les-Bains, le 7 juillet au Montreux Jazz Festival, le 19 juillet à Jazz à Juan