HOLLIE COOK

Tropical pop

La fille du Sex Pistols Paul Cook préfère le reggae. «J’avais perdu l’envie. J’ai attendu que cela revienne ! » Hollie Cook, fille du batteur des Sex Pistols Paul Cook et de Jeni, choriste pour Culture Club et Boy George, a fait un break après deux albums et des tournées enchainées. « Je n’étais pas dans le bon mood. Rincée créativement. J’ai bien fait de laisser passer du temps. Finalement, mon père qui ne se mêle généralement pas de mon travail, m’a dirigé vers Martin « Youth » Glover (producteur de U2, Paul McCartney, Guns And Roses…, ndlr). Ensemble, on a trouvé l’inspiration. » Toujours dans une veine sentimentale, dans un style pop, sur des rythmes reggae, la londonienne revient avec ce son acidulé, r’n’b aussi, plutôt aux antipodes des déflagra- tions soniques et subversives de son « nouveau conseiller parental ». « On est assez connectés tous les deux. Même si je fais une toute autre musique, mais l’époque n’a rien à voir, il sait ce que je traverse, il sent ce qu’il me faut. J’ai toujours été « une fille à papa » (rires). J’ai besoin d’être bien humainement, en confiance avec mes partenaires, il le sait. »

Rupture, nouvelle aventure… : chaotique sur le plan personnel, la vie d’Hollie Cook prend pourtant une couleur tropicale plus insouciante sur disque. « Ado, je me suis prise de passion pour le rocksteady, le dub, le ska. J’ai commencé par chanter au sein des Slits. Vocalement, j’étais dans mon élément. Le reggae connaît des hauts et des bas en Angleterre. Parfois il revient à la mode et influence la pop. La plupart du temps, cela reste une « subculture » qui ne disparaît jamais vraiment du paysage culturel. » Curieusement, Hollie Cook ne s’est jamais rendue en Jamaïque, mais aimerait travailler avec des artistes locaux. « Surtout la nouvelle vague, Chronixx, Protoje. »

HOLLIE COOK

Vessel Of Love

(MERGE/DIFFER-ANT)