EXPOS

NOTRE SELECTION D’EXPOSITIONS

OLGA PICASSO

MUSE DES ANNEES HEUREUSES

Éclairage sur les années 1917-1935 : le peintre puise son inspiration dans sa vie avec Olga Khohlova, danseuse russe en exil, muse d’un artiste assagi. L’exposition du Musée Picasso retrace une époque paisible. Pour le peintre tout au moins. La rencontre avec Olga, en tournée avec les ballets russes, ouvre pour le trentenaire installé en France, au sortir de ses périodes « bleue », « rose », « cubiste », une parenthèse douce. Son modèle, inquiète pour le sort de ses proches en pleine révolution russe, est rongée par la nostalgie et l’éloignement. De nombreux dessins au crayon, au fusain, saisissent cet amour réciproque, la situation paradoxale du maître et de son modèle.

 

Olga Picasso

Musée Picasso, 5, rue de Thorigny, Paris 3ème, jusqu’au 3 septembre.

Toutes les chroniques d’expositions son à lire dans M&C-Le Son du Monde ( magazine papier)

JAMAICA, JAMAICA

DU REGGAE ET PAS QUE…

L’exposition de la Philharmonie de Paris évoque l’histoire de l’île et de ses particularismes qui ont permis l’avènement d’une culture riche, qui compte le ska, le rocksteady et le reggae à son patrimoine. Documents d’époque, premiers vinyls collectors, consoles d’enregistrements mythiques : si l’expo Jamaica, Jamaica replace la naissance du reggae et des styles qui l’ont précédé dans le contexte géo-politique de l’île caribéenne, les soubresauts historiques de l’île, ses dirigeants corrompus ou autoritaires, la place de la culture rasta sont survolés dans un parcours pédagogique et didactique. Difficile de tout dire sur cette terre aux particularismes nombreux.

 

Jamaica, Jamaica !

Philharmonie de Paris, Paris 19e, jusqu’au 13 août 2017

 

PICASSO PRIMITIF

L’ART NEGRE ? IL CONNAISSAIT !

Dès l’aurore de sa période « cubiste », Pablo Picasso a cultivé une relation étroite d’influences et d’inspirations diverses avec l’art dit « primitif » – africain, asiatique ou amérindien-, représenté par une diversité de pièces disséminées dans ses ateliers.
Juste après la révolution bolchevique d’il y a cent ans, Picasso se voulait provocateur en déclarant: «L’art nègre? Connais pas !». La riche exposition présentée par le Musée du quai Branly est un joyeux démenti à ses propos. Elle met en lumière le dialogue des œuvres du peintre et sculpteur andalou avec de nombreuses pièces extra- occidentales, et dévoile des lignes évidentes d’influence : le recours à la nudité, la verticalité des sujets représentés, la métamorphose des matériaux… Le « primitivisme » dans l’œuvre de Picasso renvoie au pouvoir essentiel de l’art, ancré dans les régions les plus profondes de l’inconscient (pulsionnel) du créateur.

Picasso Primitif

Musée du quai Branly, Paris 7ème, jusqu’au 23 juillet.

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